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Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /Fév /2010 20:53
Bon alors hier c’était la Saint-Valentin (ce texte a initialement été écrit le 15 Février), jour que les millions de célibataires qui hantent la planète nomment peut-être à juste titre le “ 14 Février ”. Normalement, à moins d’avoir été retrouvé à moitié amnésique dans la cage en titane de la cave où mes parents me confinent parfois, je le sais toujours au moins un an à l’avance. Et ce d’année en année depuis que j’ai eu la bonne idée d’embrasser la petite Julie dans le petit bac à sable désert en bas de la maison.
Je sais que ce plan Marketing va finir par arriver ; toujours à la même période de l’année, entre le 13 et le 15 février. Depuis cette date anniversaire jusqu’à la suivante, cela laisse un moment de répit, en gros une année, un temps de gestation suffisant pour une guerre nucléaire ou un truc qui pourrait me mettre à l’abri. Le fait est que depuis le 15 Février de l’année précédente, je me dis que jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien… Sauf qu’aujourd’hui c’est le 14 Février cette fois ci de l’année suivante, et même si pour certains comme moi c’est déjà cool de pas être célibataire, j’ai toujours pas l’idée de cadeau « Originale ». Parce que même si le petit coupé Mercedes de l’année dernière a bien plu à madame, pour elle ce n’était pas assez « Personnel » ou « Original ». Donc malgré avoir repoussé 364 jours durant ma crainte de l’échec, je suis là, à deux heures de cette soirée de Saint-Valentin, au pied du mur, en train de chercher une idée originale, la tête dans les mains, assis sur un banc du boulevard Sébastopol.
Quasi désespéré, en relevant la tête, devant moi, sur une grande affiche dans la vitrine d’un « Office Dépôt© », je remarque l’inscription qui me redonne une lueur d’espoir, un truc que je n’avais jamais vu dans aucune des boutiques qui proposent des petits pulls et bijoux fantaisie à des prix exorbitants sur le boulevard saint-germain où j’avais passé l’après-midi.
Non, je n’avais rien vu de pareil. À ce moment, sur cette affiche je peux lire … « Vos tampons personnalisés, en 15 minutes »… Et je me dis que pourvu que le message soit assez « Personnel », l’idée serait « Originale ». Je finis par entrer dans cet espace où tout bon employé du tertiaire se sent chez lui, griffonne un petit quatrain à l’attention de la demoiselle, puis remet non sans embarras au préposé à la commande le petit papier avec tous ces petits mots ridicules inscrits dessus.
Un peu plus libre, je sors me rasseoir sur le même banc en attendant mon quart d’heure de gloire. Des moineaux se posent sur mon épaule, un rayon de soleil éclaire timidement cette fin de journée et je pense à tous ces moments que je ne peux partager avec cette femme qui partage ma vie… Ces moments Tampax© qui nous séparent, et je me dis que désormais même dans ces moments intimes, mes tampons personnalisés lui feront sentir que je la soutiens en toutes circonstances, pour le meilleur et pour le pire, comme me le rappelait ce vieil homme d’église voûté, avant que je n’acquiesce une dernière fois dans cette petite chapelle de campagne où mon « OUI » résonne encore.
Échappant non sans mal a ma nostalgie d’été indien, je vais retirer mon si précieux présent, je récupère le paquet, je paye et retourne sur mon banc du boulevard Sébastopol afin de contempler l’ouvrage contenu dans la boîte. Quand je découvre enfin l’objet, mon regard s’assombrit devant un tampon encreur certes bien fait avec un mécanisme qui lui permet d’être humide en toutes circonstances, mais loin de ce que j’attendais.
Il est désormais trop tard, mon rendez-vous est dans une demi-heure et je n’ai comme cadeau que ce stupide tampon encreur rouge. Je remets le truc dans sa boîte, que je mets dans la poche de ma veste, ce n’est pas grave, je dirais que j’ai eu un truc important et imprévu et je lui enverrais un bijoux hors de prix le lendemain pour me faire pardonner.
Quand j’arrive, un peu anxieux de devoir affronter son dépit, elle me sourit et moi j’ai un peu honte. Elle remarque une bosse dans ma veste, rougit et me dit que je suis un amour d’y avoir pensé ( comme si ces choses s’oubliaient). Sans laisser mes lèvres balbutier des excuses, elle fouille dans ma poche et aussi rapide qu’un pickpocket, elle attrape la boîte et l’ouvre. Elle reste sans voix un instant puis presse l’objet contre sa paume et lit les lettres rouges que l’encre pas sèche a laissé sur sa main. Elle rougit en lisant puis m’embrasse en me disant que je suis le meilleur des hommes et qu’elle tamponnera ce texte magnifique dès qu’elle voudra penser à moi. Et moi encore cette année je me dis… « Jusqu’ici tout vas bien, jusqu’ici tout vas bien, jusqu’ici tout vas bien »...       

PS : je sais ps pourquoi mais tous les commentaires ont été doublé "it's the power of love"
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Vendredi 4 juillet 2008 5 04 /07 /Juil /2008 19:56
comme d'hab corrections bienvenues

L'autre jour, la grande bonne action de la journée c'était d'éteindre tous ses appareils électrique, pendant 5 minutes , de 19h55 à 20h en gros 3 millions de buses de français ont joué le jeux ce qui a permis d'économiser l'équivalent de l'éclairage de la ville de Marseille (je pense qu'on aurait autant pu demander directement aux marseilllais d'eteindre leurs lumières, ça aurait laissé les autres tranquilles). Bon le problème c'est que moi entre 19h45 et 20 h je met à jour ce blog site donc pas question d'eteindre quoi que ce soit, parce que moi à cette heure-ci j'écoute AC/DC à fond en me préparant un plat cuisiné micro- ondé, en lançant la cafetière pour prendre un expresso quand j'ai fini de manger, sans parler qu'en même temps je regarde les cours de la bourse sur bloomberg TV. Bref c'est impossible. Mais comme je suis un écolo convaincu, j'ai lancé une chaine au boulot et un peu partout en faisant croire que ce truc d'éteindre les lumières c'était complètement la solution pour montrer à nos élus que l'écologie c'est bien ... Et donc, si j'ai convaincu dix personnes qui ont a leur tour convaincu dix autres personnes ... et bein je crois que j'ai le droit de blogger de 19h45 à 20h en restant écolo...

Bon, ceci n'aurait pu être qu'une anecdote si au journal de 13h du lendemain Jean Pierre Pernault, n'avait pas émis l'hypothèse farfelue que ce truc avait marché et que la planête avait été sauvé par ce valeureux citoyen que l'on appelle crétin français..
Et c'est à dire que ce soir quand je suis allé prendre un verre chez ma mère (qui a du matter pernault à 13h, car depuis qu'elle est devenue boudhiste elle ne travaille plus, trop stressant pour son karma) j'ai une vague impression de malaise, le moral n'est plus au beau fixe, le truc qui ressemble à un spleen hivernal... bon, je bois, les yeux perdus dans mon thé, salé par quelques larmes discrètes dont je ne comprends pas le déclenchement et demande a ma mère les nouvelles de la journée. Tout d'un coup, je sens son regard s'illuminer quand elle m'annonce d'une façon triomphale : Tu sais chéri, après l'expérience quasi mystique qui m'a connectée a des millions d'autres français, j'ai pris une décision, j'ai changé toutes les ampoules de la maison par de nouvelles ampoules à économie d'énergie. C'est vrai qu'elles sont plus chères mais elles durent super longtemps et consomment moins, si bien qu'au bout du compte on fait des économies et on préserve la nature"
Et là je comprends que cette lumière blaffarde qui me torture l'esprit depuis trois quart d'heure, c'est la nouvelle lubie de ma mère. Sans vouloir être désobligeant mais quand même, je l'incite à acheter deux machines a coudre et a engager un couple de pakistanais en situation irrégulière afin de monter un atelier de couture clandestin, parceque l'ambiance c'est vraiment devenu ça, de plus qu'on a une joli cave presque vide pour les loger et en prendre un troisième en extra pour arondir les fins de mois.
Et moi de penser aux dommages collatéraux : c'est La future dépression de ma mère ainsi que celle toutes les personnes qui passeront dans l'appart plus de trois heures par mois ( et ma mère, elle en a des amis et des plutôt gaies). Moi je pense en paquets de cigarettes, en boites de prozac, en séjours en maisons de repos, au trou de la sécu aux divorces qui s'ensuivent avec frais d'avocats a la clé, baisse de travail dans les entreprises, suicides collectifs ... et je me dis :

"TOUT ça EN VALAIT T'IL LA PEINE ?"
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Vendredi 4 juillet 2008 5 04 /07 /Juil /2008 19:53

comme d'hab de la compréhension pour les fautes d'orthographe...

Y a des fois t’es « Aware » mais t’y fait pas trop gaffe, je veux dire par là qu’une certaine dose de dates dans le passé  (je sais pas, mais environ trois ans ça doit en faire une bonne). Dans les journaux ultras « Hype » on parlait de blog en se donnant encore la peine d’expliquer la contraction weblog, ouai, Virginie Despentes elle en avait un et c’était trop de la balle. J’ai voulu tester et bon comme ça ressemblait a un éditeur de texte basique et que moi comme les trucs de 500 lignes, c’était pas trop mon truc, j’me suis un peu dit :

C’est ça un blog, ce truc démocratique, non consensuel ou tout le monde peut raconter sa vie en donnant son opinion sans qu’on la lui ait demandée (oui je sais, c’est bizarre, mais quand je parle dans ma tête c’est toujours super construit avec des mots qui ne viennent pas quand je parle normalement).  En fait c’était surtout tout le monde avec un bac +5 qui semblait utiliser cet outil, ce qui réduisait considérablement la démocratie du truc. Bon je fais un vieux copier coller tiré d’un vieux texte, d’un vieux document word pour dire «  j’ai un blog » et j’oublie le truc (ce qui finalement après plusieurs années, me permet de placer dans une conversation, « moi un blog, c’est pas un truc de mode, j’en avait un avant qu’ils fassent des reportages sur TF1 »).

Et puis, je sais pas, l’année dernière presque jour pour jour, en janvier, je tombe sur un skyblog top mignon sur les hamsters et je me dis pourquoi pas on peu foutre des photos (je n’avais pas encore gouté au traumatisme de savoir ce qu’une Tof voulait dire)

Le problème c’est que c’est bourré de pub pour le r’nb , les sonneries de portables a 50 centimes d’€uro, et de tests qu’on voit que sur RTL 9 après 22h (Là encore présence d’esprit ou bonne étoile ? je passe a côté) je cherche un truc avec un peu moins de pub et je trouve.

Là, je sais même pas ce que Web 2.0 veut dire, mais en 1 an et en 1 breakdown d’hébergeur de fichiers (qui fait qu’il manque plein de choses en ce moment) vous avez ce site sous les yeux.

 

Bon, tout ça pour en venir au réel sujet de ce post :

 

Moi, avant même d’avoir lu des journaux « Hype », j’avais déjà entendu quelqu’un qui avait déjà entendu quelqu’un parler de « BLOG », et j’avais trouvé ça super bizarre qu’on parle de blog. Tellement bizarre qu’aujourd’hui je ne peux plus cracher sans penser a mon blog, ce que je veux dire par exemple c’est que l’autre jour j’étais dans le jardin de la maison de campagne de mes parents dans un village qui doit pas être super loin géographiquement de Marly-Gomont, quand tout d’un coup je sens que le rendement de mon coefficient d’inspiration/expiration a chuté de quelques points et n’est plus optimum. Pour y remédier je me racle bruyamment la gorge, puis expulse un énorme mollard sur l’herbe devant le regard outré de mes parents. Et là je ne trouve rien d’autre à dire pour me déculpabiliser du sentiment de dégout que je lis dans leurs yeux à cet instant et que je soupçonne permanent, qu’un laconique «Bein quoi, je fume beaucoup en ce moment et j’ai des blogs, c’est pas honteux quand même !!! ».

Tout ça pour vous dire que viendra peut être un jour le moment ou ma femme me dira « Chéri, j’ai pas eu mes blogs depuis deux mois, tu crois que je ferais bien d’acheter un test de grossesse ? » mais c’est peut être une autre histoire.

 

PS : Dédicace et félicitations au lapin malin, et petit conseil ne mettez pas encore trop vite votre blog sur vos cartes de visite, parce que même si ce truc vous semble être le centre de votre vie, vous seriez déçu de découvrir qu’au cours d’une soirée on peut encore vous répondre «  c’est quoi un blog, une espèce de glaviot de fumeur ? » et que malgré les articles de presse et reportages télé vous n’êtes encore qu’une minorité, mais que ça a déjà commencé ………              

         

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Vendredi 4 juillet 2008 5 04 /07 /Juil /2008 18:41
Putain Quinto on avait dit pas devant les gosses ...


Huit femmes sont sur le point de rencontrer Roger "Franck " PUDA

le boulevard peripherique de la mort



Peripherique : " Tu vois l'autre jour j'en ai parlé à Quentin qui m'a dit qu'il avait vraiment apprécié "

Sid Westwood : "Nan je rêve tu l'as pas fait monter dans ta nouvelle bagnole, même moi tu ne me laisse pas entrer dans le coffre"

Peripherique : " Presque, je lui ai montré mon site web et puis le coffre c'est pour les gosses. J'en ai toujours un des deux a l'arrière ça attendrit les nanas avant qu'elles ne passent sur la banquette en skai ".

Sid Westwood : " ah ouai la poubelle qui sert de vitrine à ton existence vide "

Peripherique : "tout juste "

Sid Westwood
: " Et ? "

peripherique : " Quoi ? articule "

Sid Westwood
: " Bein il en a pensé quoi "

Peripherique : " Il était emballé surtout du surnom officiel du site , un truc super viril, choisis comme le nom d'un groupe de metal. il m'a dit, tu sais Périf ( ouai c'est comme ça qu'il dit ), il a dit, tu sais périf, avec un peu de marketing et des contacts a hollywood, ça peut faire un méga putain de truc ce concept de peripherique de la mort."

Sid Westwood : " Et toi t'as dit quoi ?"

Peripherique " Bein j'ai dit a ce taré qui parle trop vite, tu sais Quinto, c'est seulement le nom d'un boulevard a Paris"

Sid Westwood : " Putain le con."

Peripherique
: " Attends le truc, c'est qu'il le savait en plus, il me balance une tirade de cinq minute antiaméricaniste comme quoi c'est tous des cons, et au milieu d'une phrase il s'arrête net."

Sid Westwood : " Le mec il se rend compte qu'il s'insulte lui même c'est ça ? "

Peripherique
: "  Non pire, il prend un accent pseudo-français genre le royal cheese dans Pulp Fiction, Et il me lance " Yes that's it , "LE" Boulevard de la mort... "

Sid Westwood : " Non mais quel con, il pense que tout ce qu'il touche peut se transformer en or, même le titre d'un site web bidon "

Peripherique : " A qui le dis tu Sid, je lui ai dit mais il n'écoute personne ce psychopathe. "

Sid Westwood : " Non mais quel con "

Peripherique
: " A qui le dis tu "   


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Vendredi 4 juillet 2008 5 04 /07 /Juil /2008 10:02

My momma always said, "Life was like a box of chocolates. You never know what you're gonna get."

Forrest Gump

Mais ma grand-mère aurait rajouté que le malin génie s’arrange toujours pour qu’on choppe les plus dégueulasses en premier.

Au naturel, je suis plutôt quelqu’un de peu exigeant. Par exemple je suis capable de rester jusqu’à la fin d’une séance de cinéma dont la salle exhibe un film mal réalisé, chiant et interprété de façon odieuse par un acteur bancable. Ce qui me permet d’aller encore au cinéma assez régulièrement, comme quoi les bons penchants on aussi leurs avantages.

Les seules revendications que le seigneur ait un jour reçues de moi c’était une paire de lunettes, un appareil dentaire ou un plâtre, peu importe le membre, pas de quoi décrocher la lune.

Malheureusement pour moi, j’ai 10/10 a chaque œil, comme imperfection buccale une seule dent légèrement de travers qui me donne paraît-il un sourire charmant et je suis sorti indemne du seul accident de voiture qui ai croisé ma route. En même temps, si vous aviez vu ces artefacts médicaux à l’époque, on peut dire que je l’ai échappé belle.

Mais bon un jour j’ai vraiment cru que j’allais embrasser le ciel, veuillez m’en excuser par avance.

Un matin quand j'etais petit, j’ai choppé « Le » truc qui allait récompenser toutes mes suppliques de gosse, le mal qui te fait dégueuler partout un liquide vert fétide en balançant les plus grosses insultes jamais proférées en ce bas monde.    

Confrontée à la situation, ma grand-mère préfère contacter un médecin  plutôt qu’un prêtre. Paix à son âme et à ses choix.

Donc le mec commence à m’ausculter en occultant toute allocution occulte en latin et pourtant je suppose que l’inculte en avait un paquet dans son Vidal. La séance de palpé roulé se termine et il finit par poser son diagnostique sur celui de mon agnostique grand-mère. Sans appel, je suis condamné … à la transparence sociale. Une simple grippe … Que dalle.

Puis il rajoute : « s’il a des signes de constipation on lui rajoutera du Microlax© »

De nature normalement pudique sur ce thème obscur, je me sens comme si j’avais marqué un essai a la dernière minute. J’imagine déjà le truc, on est au milieu des années 80 et tout terme contenant le préfixe micro est odieusement branché. La classe ! Immédiatement je visualise ce petit bijou technologique, sûrement une sorte de spray de Ventoline © assisté par un micro processeur transital. Je me vois déjà couper une conversation importante en pleine récré en m’excusant de devoir inhaler avant de poursuivre sur les baskets à la mode. Et s’il s’agissait plutôt d’une sorte d’implant sous cutané comme dans Cyborg le film avec Jean-Claude Vandamme?

Mon aïeule se retourne vers moi et avec mon regard le plus vitreux et le plus mouillé je lui indique que oui…

Mais un jour viennent les révélations et on comprend  vraiment cette métaphore sur le chocolat.

Le plus simple fut de ne rien dire, je laissais cette vérité pour le jour du jugement dernier. Je ne suis pas une balance et encore moins quand c’est de moi qu’il s’agit, je ne parlerais pas même sous la torture, comment avouer ses fautes sans humiliation ? Mais comme toute résistance à ses martyrs, j’assumais et me retrouvais bientôt avec un tube en plastique de 5 cm dans le cul qui m’injecta une quantité non négligeable d’un liquide froid et visqueux.

Je dois confesser que depuis ce jour dès qu’une situation ambiguë se présente je repense à ces quelques instants d’émois et je me permets de  clarifier les choses et en maîtriser les tenants et les aboutissants de manière à éviter d’éventuelles méprises.

Ma grand-mère disait aussi que toutes les erreurs étaient faites pour être recommencées.

Et je me demande si un jour en me rendant à un rendez-vous foireux je me trompais d’adresse en pénétrant dans un bar très branché. Et si par hasard après avoir traversé l’arc en ciel et être allé « over the rainbow », pour ne pas passer pour un con devant une bande de gars beaux et bien sapés, plutôt que d’avouer mon erreur, je pêcherais par orgueil finissant par être rattrapé par la luxure et un sentiment de déjà vu en me retrouvant avec 18 cm dans le cul et cette même décharge tout aussi humiliante … mais plus chaude ?

 

© Les anales de la peripherique factory 2007       

 

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